Aoraki portrait

Arnaud Denis-Longtin est un peintre et artiste multidisciplinaire basé à Montréal. Inspiré par la culture urbaine internationale du tag et du graffiti, Denis-Longtin se laisse toutefois porter par les motifs et circonstances de sa vie personnelle pour guider sa pratique. En ce sens, ses projets se présentent souvent sous l’alter ego d’AORAKI, sorte d’alias, bouclier et cape d’invisibilité conceptuelle lui permettant l’audace et la pleine liberté d’oser.

Radicalement teinté par le suicide de son père alors qu’il n’avait que 9 ans, Denis-Longtin vit sa pratique comme une quête perpétuelle du retour à son enfance déchirée.

Son travail se distingue par un style expressif spontané et graphique, utilisant la peinture en aérosol et les techniques mixtes pour explorer les thèmes d’éveil personnel, de perte et d’espoir, d’innocence et de jeu. À la recherche constante de nuances, Denis-Longtin aime marier les contrastes de médiums, de techniques et de gestes. Le support, qu’il soit toile, tissu, papier ou objet, devient l’exutoire de ses émotions et de son vécu à travers l’expérimentation instinctive de lignes et de motifs à prime abord simples.

Inspiré de pionniers de l’esthétique ancrée dans la culture urbaine des années 80 tels Harring et Basquiat, Denis-Longtin propose un vocabulaire gestuel se fiant à ses propres instincts, le conduisant ainsi à affirmer une mythologie graphique personnelle. Ponctuées de références à la culture populaire, ses oeuvres se synthétisent en chaos délibéré.

Attiré par l’autodérision et la nature ludique du travail de l'artiste britannique contemporain Slawn, Denis-Longtin est également informé des acquis des mouvements de l’avant-garde, en particulier par l’oeuvre de Warhol et Duchamp. Ce qu’il leur emprunte, c’est cette fusion unique de l’art et la vie, qui explore les limites de ce qui constitue l’art et ses modes de production.

Infusé de toutes ces influences et d’une profonde assurance artistique, Denis-Longtin se consacre obstinément à son style personnel et prouve que le spontané n'en est pas moins investi et chargé.